HALLUCINANT !!
Le ministère français de l'Environnement est actuellement en train d'établir le projet de loi qui transposera en droit français la Directive européenne sur les Déchets.
Une des associations participant au débat au niveau national nous fait savoir qu'en l'état actuel de la réflexion, le ministère de l'Ecologie entend supprimer l'obligation pour les décharges de
ne recevoir que des DECHETS ULTIMES, via la suppression de l’article L 541-24 du Code de l’Environnement..
D'autre part, le même ministère de l'Environnement envisage de redéfinir la
notion de DECHET INERTE.
Cette proposition est inacceptable et contraire à l'objectif de valorisation et de recyclage des déchets de la directive cadre, et permettrait d'ouvrir le stockage souterrain à des déchets bruts
!
Naturellement, l'enjeu est énorme pour les industriels de l'enfouissement et de l'incinération qui craignent sans doute de voir se tarir leur source de matières premières.
Comment imaginer l'avenir sans toujours plus d'incinérateurs et de méga-décharges ???
Affaire à suivre avec la plus grande attention !
Soyons tous vigilants et tenons nous informés.
GDE : importants stocks de poteaux bois traités
qui disparaissent puis réapparaissent ...
au sud de l'écluse à Sablons !
Il s'agit de poteaux bois usagés (Télecoms, EDF, etc...) qui sont traités dans la masse par des substances toxiques et cancérigènes (créosote, arsenic, etc...) et qui doivent donc être stockés et détruits selon une réglementation très spécifique afin de protéger l'environnement. Ils sont considérés comme des déchets et doivent être accompagnés d'un document administratif désigné BSD (bordereau de suivi des déchets).
Suite à l'incendie suspect au mois d'octobre dernier de l'entreprise SRB à Serrières (broyage de poteaux bois traités), une partie de ce stockage se
faisait alors chez GDE à Salaise. Il a même été effectué des découpes, vraisemblablement sans autorisation, et dans des conditions dangereuses pour l'environnement pour un
acheminement et une incinération chez Trédi..
Depuis quelques temps, cette activité de stockage et de découpe a été transférée sans autorisation au sud de l'écluse de Sablons, dissimulée dans un bois, en zone
protégée et inondable.
Les poteaux traités sont transportés dans des bennes GDE, stockés en grande quantité dans la boue pour y être découpés, chargés à nouveau par GDE afin d' être incinérés chez Trédi.
Selon nos informations, cette activité n'était pas autorisée par la CNR, propriétaire des lieux.
Informée la sous-Préfecture a délégué un inspecteur des établissements classés et a demandé à la gendarmerie d'établir le constat nécessaire et adéquat.
Article de "Vivre Ici Vallée du Rhône Environnement".
« Inadmissible ! » Michèle Rivasi, députée européenne, n'a pas mâché ses mots, hier soir, lors de la réunion publique organisée par les associations environnementales locales et la mairie de Sablons. Si les antennes relais ont également été évoquées (un projet d'installation sur le pont reliant Sablonsà Serrières suscite de nombreuses inquiétudes et l'écologiste est fer de lance en matière de lutte contre les ondes électromagnétiques), c'est bien le broyeur de GDE à Salaise-sur-Sanne et le récent arrêté préfectoral l'autorisant à rejeter dioxines et furanes qui a été au cœur des échanges.
Dans la salle, plus de 250 personnes, dont de nombreux élus locaux, semblaient toutes du même avis sur la nécessité d'agir.
Et comme les absents ont toujours tort, les attaques n'ont pas manqué de pleuvoir sur la société GDE et le préfet de l'Isère. Préfet qui a notamment été accusé (une nouvelle fois) de donner « un permis de polluer à GDE. Et ce, alors que le sous-préfet nous avait dit qu'il prendrait en compte nos remarques » s'est indigné Jean Pertuis, président de Vivre.
René Hamel, consultant en risques industriels et membre de la fédération nationale des riverains de GDE, a de son côté rappelé la réglementation avec une certaine ironie : « Elle n'autorise aucune combustion dans un broyeur. Or l'arrêté préfectoral, de façon surprenante, fait référence aux normes des incinérateurs en terme de rejets ! »
Pour Olivier Dussopt, député de l'Ardèche, « la pollution ne s'arrête pas aux limites administratives. [...] Cet arrêté ne répond pas aux attentes légitimes de la population. »
Et puisque la nécessité d'agir a maintes fois été évoquée, Michèle Rivasi a proposé aux élus présents de faire pression pour rencontrer directement Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, « et non ses seconds couteaux. Nous allons lui dire que cet arrêté, nous n'en voulons pas. Parce que si nous l'acceptons, cela veut dire que nous acceptons que le broyeur rejette des dioxines. Il faut revoir la réglementation. Les moyens techniques existent ! Il va falloir combien de malades ? Nous ne voulons plus aucun rejet ! »
Un mode d'action approuvé par le conseiller général Daniel Rigaud qui, pour autant, a appelé la population à ne pas se démobiliser. Et comme pour faire écho à son souhait, Jean Pertuis a annoncé une manifestation, ce samedi à 10 h 30 au rond-point de la Paix à Salaise-sur-Sanne, sur la nationale 7. « Ce n'est pas contre GDE qu'il faut se battre mais contre les pouvoirs publics. » La lutte se poursuit...
Le culot de TRAFIGURA
Il se passe actuellement quelque chose d'extraordinaire en Grande Bretagne.
Trafigura vient d'essayer de museler plusieurs journaux du pays et le Parlement, par ricochet. Rien que cela...
Tout a commencé avec la publication d'un rapport d'expertise (le rapport Minton) commandé en 2006 par Trafigura sur les déchets du Probo Koala mais que Trafigura essayait d'étouffer depuis trois ans.
On peut d'ailleurs se demander pourquoi de telles précautions, puisque Trafigura clame haut et fort :
1) que ces déchets étaient totalement inoffensifs
2) qu'ils ne peuvent avoir aucun lien avec les décès et affections graves qui ont frappé plus de 30.000 personnes à Abidjan en août 2006. Toujours d'après eux, le fait que Trafigura ait consenti à indemniser les victimes à hauteur de 1150 euros par personne la veille de l'ouverture du procès à Londres et alors qu'un autre rapport, tout aussi accablant, de l'ONU allait être publié, n'est que la preuve de leur pure bonté d'âme et de leur innocence.
Lundi dernier, 12 octobre, un député anglais s'est saisi du dossier et a déposé à la Chambre des Communes une question au Ministre de la Justice. La question portait sur « l'évaluation (par le Ministre) de l'efficacité de la législation pour la protection (a) des lanceurs d'alertes et (b) de la liberté de la presse suite à l'injonction obtenue le 11 septembre 2009 auprès de la Haute Cour par Trafigura et Carter-Ruck, ses avocats, au sujet de la publication du rapport Minton sur le prétendu déversement de déchets toxiques en Côte d'Ivoire, rapport commandé par Trafigura ».
L'injonction obtenue par Trafigura empêchait la presse de parler de la question, de dire qui l'avait posée, sur quel sujet, ET MÊME de mentionner l'interdiction de rendre compte de ces débats parlementaires.
L'un des journaux ciblés, le Guardian, a quand même publié un éditorial dans lequel il indiquait qu'il lui était interdit de nommer le député qui avait posé la question, de mentionner le texte de la question, de dire à quel ministre elle s'adressait ni où on pouvait trouver le texte de cette question.
Les internautes ont immédiatement repéré l'article et comblé les lacunes en moins d'une heure. De ce fait, des dizaines de milliers de personnes qui n'avaient jamais entendu parler de Trafigura ont pu se faire une idée très précise sur leurs agissements. Dans la foulée, les médias américains ont repris l'information. Et naturellement, l'affaire a créé une tempête sans précédent au Parlement britannique et dans tous les médias où l'on parle d'outrage au Parlement. Toute attaque à la liberté d'expression de la presse, surtout liée à la vie parlementaire, a le don de hérisser les anglais.
En fait de coup de pub, c'est un sacré coup de pub !
L'affaire n'est pas close parce que les avocats ont retiré leur injonction le 14 octobre mais le 15 au soir, ils ont fait savoir que l'affaire était couverte par le secret de l'instruction et qu'il était donc interdit d'y faire référence. La bataille juridique ne fait que commencer avec, pour prochain épisode, un débat public au Parlement mercredi prochain.
Ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que les propriétaires de Trafigura sont messieurs Claude Dauphin et Eric de Turkheim, et que ce sont ces mêmes personnes qui possèdent, entre autres, l'entreprise GDE et sa filiale GED.
C'est ce même Claude Dauphin qui, alors qu'il cherchait à se débarrasser de ces déchets toxiques a déclaré qu'il possédait une société d'élimination de déchets et a incité ses employés à « être créatifs » dans leur recherche de solutions. Pas très rassurant pour Plouray tout ça.
Drôle de clients quand même !
Autre chose, à ce jour, 15 octobre, en France, seule L'Usine Nouvelle mention l'épisode et publie le rapport controversé (http://www.usinenouvelle.com/article/trafigura-et-ses-dechets-denonces-par-twitter.N119273).
En 2006, le Probo Koala affrété par Trafigura, dont le dirigeant est Claude Dauphin, qui est aussi actionnaire principal de GDE, déversait 500 tonnes de résidus toxiques, mélange d’essence, de soufre et de soude caustique.
Bilan : 17 décès, des fausses couches, des naissances d’enfants morts-nés ou malformés, des pertes d’acuité visuelle etc…
En tout plus de 100 000 personnes touchées.
Aujourd’hui, Trafigura vient de signer un accord avec l’avocat des plaignants, chacun recevra 1150 euros !!
Voila le prix d’une vie humaine !
Et Eric de Turckheim, directeur de Trafigura vient de déclarer que « Trafigura était totalement innocenté ».
Un espoir : Greanpeace affirme avoir la preuve que l’entreprise connaissait la dangerosité des produits déversés et vient de saisir la justice.
Espérons que ces Pourris ne s’en tireront pas à si bon compte.
N’oublions pas que ce sont ces gens là qui veulent venir enfouir leurs « produits » chez nous…
Nous venons de demander à la presse de publier le communiqué suivant :
Pour répondre à l’inquiétude qui nous a été exprimée par de nombreux contacts,
élus et décideurs, suite aux propos tenus sur FR3 par Monsieur Carlo Rosolen
lors du pardon de St Guénin, à Plouray, le 6 septembre dernier, en tant que président
d’un collectif : « ce n’est pas le fait d’être contre une décharge,c’est le démesure
de la chose, on sait bien qu’il en faut un peu quelque part, ici c’est la démesure »,
NPCB tient à préciser qu’elle n’a jamais fait partie de ce collectif et qu’en aucun cas
elle ne s’associe à de tels propos. Nous réaffirmons ici notre but :
empêcher toute décharge ou projet industriel en tête du bassin versant de l’Ellé
et obtenir le retour de ces terres à l’agriculture.
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