le compte rendu . le rapport moral

Député (Nouveau Centre) et ancien maire de Falaise, Claude Leteurtre prédit que « l'on risque de trouver pas mal de choses. Ce site a eu de multiples utilisations avant l'arrivée de la brocante ». Broyage d'ordinateurs, décharge municipale et dépôts en tous genres ont été le lot de ce vallon falaisien.
Toxiques et métaux lourds
« Nous ne serions pas étonnés de retrouver aussi des piles usagées déversées par une ancienne entreprise du secteur », indique René Hamel. Consultant en risques industriels et président de l'Observatoire régional de l'écologie, association de défense de l'environnement, il révèle que « les analyses des échantillons de RBA, découverts à Versainville, font apparaître la présence de PolyChloroBiphényles toxiques et de plusieurs métaux lourds, dont du plomb ».
Il confirme, par ailleurs, la découverte d'un autre site d'enfouissement illégal : celui des anciennes mines de Soumont-Saint-Quentin, à quelques kilomètres de Versainville. La Drire ne dément plus cette information et indique qu'elle va aussi aller creuser les terrains de Soumont. 15 000 tonnes y seraient enterrées.
Un premier procès-verbal a été dressé. D'autres vont suivre au fur et à mesure de l'avancement des investigations de la Drire. Le procureur dira ensuite s'il y a lieu de poursuivre. Le Grape (Groupement régional d'associations) et la Fédération nationale de l'environnement vont, pour leur part, déposer une plainte contre X vendredi.
GDE ne nie pas
Désignée comme responsable depuis le début, l'entreprise Guy-Dauphin environnement reconnaît les faits. « Il y a eu des dysfonctionnements », admet Bruno Le Sech, secrétaire général du groupe dont le siège est à Rocquancourt, au sud de Caen.
Le rachat de la brocante est également confirmé. « Nous sommes passés par une de nos filiales suisses pour acquérir ces terrains », confirme le représentant de GDE qui finance les opérations de forage. « Nous allons aussi mener une étude géologique pour vérifier qu'aucune menace ne pèse sur la nappe phréatique. »
GDE « n'écarte pas l'hypothèse de nettoyer intégralement le site ». Le député Leteurtre évalue l'opération à quatre millions d'euros. À condition que l'affaire s'arrête là. René Hamel, laisse entendre « qu'on est pas au bout des découvertes ».
Jean-Pierre BUISSON.
Le triste feuilleton du stockage illégal de déchets dangereux (RBA) par l'entreprise GDE à
Versainville (14) se poursuit.
L'entreprise reconnaît maintenant sa responsabilité et l'impute à un dysfonctionnement "ponctuel". Ce n'est pas l'avis de l'OREEAT en première ligne sur ce dossier (voir lien ci-dessus, à lire
absolument).
http://oreeat.viabloga.com/news/la-famille-1-gde-trafigura
Point intéressant, l'entreprise suisse qui a subitement racheté ou tenté de racheter le site à l'automne 2008, serait une filiale de GDE. Le site pollué serait donc en train de devenir la
possession de GDE. On retrouve ici le système de sociétés imbriquées que l'on connaît bien dans le monde de Villers Services. Il y a tellement de sociétés imbriquées ou liées, qu'il devient
impossible d'en faire l'inventaire, ni de savoir qui est le vrai responsable.
Et voici la vidéo du JT de FR3 Basse-Normandie:
Après la découverte de résidus de broyage automobile près de Falaise, une action en justice a été engagée pour mise en danger de la vie d'autrui.
Brahim Boufrou présente les fines poudres noires ramassées dans les jardins des riverains de Guy Dauphin Environnement.
« Nous allons nous porter partie civile dans l'affaire des déchets automobiles retrouvés enfouis sous le parking de la brocante de Versainville », a indiqué, hier, René Maffei, président du Grape (Groupement régional de 67 associations de protection de l'environnement). La semaine dernière, après contrôle par deux agents de la Direction régional de l'Industrie, l'Environnement et la Recherche (Drire), la présence de plusieurs milliers de déchets issus du recyclage des voitures a été confirmée. Ils auraient dû être stockés dans une décharge de classe 2.
Selon l'ex-propriétaire de la brocante, « ces résidus ont été déposés par l'entreprise GDE de Rocquancourt entre 2002 et 2003 ». Les riverains de l'industriel du recyclage sont convaincus qu'à ces résidus « on a ajouté des fines métalliques, sortes de poudres issues du broyage », explique Brahim Boufrou, président de l'association Rocquancourt environnement et urbanisme (Areu).
« En 2002, nous avons pris l'entreprise en flagrant délit de tentative d'enfouissement de ces fines à l'intérieur du site de Rocquancourt. Après nos protestations, la Drire est intervenue pour qu'elles soient retirées. Les dates coïncident avec le dépôt sauvage de Versainville. » L'ex-propriétaire de la brocante, se souvient, lui aussi, « de semi-remorques entiers remplis de boues noires déversées sur les résidus de broyage ».
Le pesant silence des élus
« Depuis 2003, nous tentons d'engager le dialogue avec GDE. En vain, poursuit Brahim Boufrou. Nous ne sommes pas opposés à cette entreprise, nous demandons simplement qu'elle respecte les règles et les lois. » Au fil du développement de la société, « les nuisances n'ont cessé de croître ».
« Aujourd'hui, nombre d'entre nous s'inquiètent pour leur santé », poursuit le président de l'Areu. Devant lui, un pot contenant des fines collectées dans les jardins de Rocquancourt. Avec les riverains, il note tous les incidents. « En 67 mois, nous en avons enregistré 46, dont plusieurs incendies avec d'énormes fumées noires, et de nombreuses explosions. »
Pendant cette même période, les habitants ont tenté de mobiliser les politiques. « À Rocquancourt, évoquer GDE était tabou, raconte Brahim Boufrou. Depuis les dernières élections municipales, les choses évoluent. Le conseil municipal vient de se prononcer contre le projet d'extension de GDE sur place. » En revanche, ni la Région, ni le Département, ni le président de l'agglomération caennaise n'ont dédaigné leur répondre. Ils ne se sont guère manifestés non plus à la découverte de résidus enfouis à Versainville. Quant aux Verts, ils sont atones.
Jean-Pierre BUISSON - Ouest-France – 29/11/2008
Plus de détails sur le site de l'OREEAT : http://oreeat.viabloga.com/
Suit l'article de Ouest-France de ce jour. A noter que des soupçons pèsent aussi sur le site GDE d'Ecomines à Soumont-Saint-Quentin. A lire particulièrement les articles du Journal "Les nouvelles de Falaise".
Quelques coups de pelleteuse ont suffi pour révéler la présence de milliers de tonnes de résidusde broyage automobiles sous la brocante de Versainville.
Les soupçons de René Hamel, consultant en déchets et risques industriels, étaient fondés (Ouest-France d'hier et de mardi). Sous le parking de la brocante de Versainville, près de Falaise, 40 000 tonnes de résidus de broyage automobile (RBA) ont été stockées en toute illégalité.
En présence des inspecteurs de la Drire, une pelleteuse a mis à jour des résidus de broyage automobile stockés illégalement sous le parking de la brocante de Versainville.
Hier matin, en présence de deux inspecteurs de la Direction régionale de l'industrie, la recherche et l'environnement, la Drire, une mini-pelleteuse a creusé le parking à trois endroits différents. « Le constat visuel et olfactif ne laisse planer aucun doute, il s'agit bien de résidus de broyage automobile », commente Yvon Quedec, de la division environnement de la Drire de Basse-Normandie.
Une odeur âcre et tenace émane des trois trous profonds d'à peine un mètre. Dans le fond de la petite tranchée, un liquide noir remonte rapidement en surface. « Sans doute des eaux d'infiltration », commentent les inspecteurs de la Drire qui effectuent des prélèvements de matériaux et de liquide.
Procès-verbal
Que peuvent révéler les analyses de ces produits ? Un cocktail pour le moins toxique : « Nous allons trouver des métaux lourds, des résidus carbonés et des hydrocarbures », prévoient les techniciens de la Drire. « Normalement nous ne devrions pas détecter de PCB (PolyChloroBiphényles), mais nous allons vérifier. »
D'où viennent ces déchets qui devraient être dans une décharge de classe 2 ? « De chez Guy Dauphin environnement », précise l'ex-propriétaire de la brocante, Yvan Gautier. « Les premières livraisons ont débuté en mai 2002. Ils m'ont payé à raison de 2 € la tonne. J'ai été réglé par cette société par virements bancaires et par chèques. » Pourtant, chez GDE, le responsable de l'environnement dit ne pas connaître M. Gautier.
« Nous allons dresser un procès-verbal. Le préfet du Calvados et le procureur de la République vont être saisis », reprennent les inspecteurs de la Drire. Ils ne manqueront pas de s'intéresser aussi à l'acquéreur du site qui a signé l'acte d'achat le 16 octobre 2008. Il s'agit de la « Security management company limited », une société suisse de Collonge-Bellerive. Cette société a miraculeusement proposé d'acheter le terrain dès que les soupçons de stockage de RBA ont été rendus publiques.
La Drire a prévu de revenir sur le site pour procéder à des investigations en profondeur. Sous le stockage sauvage, se trouve en effet une vaste nappe phréatique. « Bien qu'elle soit à proximité de Falaise, il s'agit de celle de la plaine de Caen », précise l'hydrologue Nicolas Fourreau, de l'observatoire régionale de l'écologie, de l'environnement, association écologiste.
À la brocante de Versainville, la couche de résidus de broyage automobile, avoisine les sept mètres de hauteur sur une surface proche de celle d'un stade de football. Une échelle de grandeur qui devrait parler à GDE, principal sponsor du Stade Malherbe de Caen.
Ouest-France - Jean-Pierre BUISSON – 21/11/2008
Prochaine réunion publique d'information:
Mardi 25 novembre à la salle polyvalente du Faouët, à partir de 20H30.
Nous y avons invité, Monsieur René Hamel, rudologue, qui viendra témoigner des pratiques de GDE sur tous leurs sites dans le monde .
Un énorme scandale vient d'éclater en Normandie,
mettant en cause la société GDE et ses pratiques "environnementales"
Ces champions de "La renaissance de la matière", ont enfoui des dizaines de milliers de tonnes de déchets en Normandie, dans des décharges sauvages, à la sauvette, et bien sûr en toute
illégalité.
Vous trouverez tous les détails de ces affaires ici sur le site de l'OREEAT :
site de l'OREEAT
A Salaise également, en Isère
:
Gde sévit également et se voit rappeler à l'ordre par le Préfet:
lettre du préfet de l'Isère
Est-ce ce genre d'entreprise dont a besoin la Bretagne en guise de développement ?
Notre action d’aujourd’hui a finalement abouti très positivement.
Monsieur Morvant a pris un arrêté municipal interdisant la poursuite des forages et l’a aussitôt faxé à la Sous-Préfecture et à l’entreprise Technosol.
Nous avons donc cessé l’occupation de la Mairie.
Demain matin, mardi 18 novembre à 8H30, la gendarmerie revient pour accompagner Monsieur Morvant sur le site et la Sous-Préfecture va déléguer quelqu’un pour examiner les forages et décider de la validité de l’arrêté municipal.
Par conséquent, il serait utile que nous soyons très nombreux dès 8H30 devant la Mairie de Plouray pour appuyer ces démarches et éventuellement programmer d’autres actions si nécessaire.
Monsieur Morvant nous a accordé ensuite un RDV à 11 H pour faire le point.
Merci de transmettre toutes ces informations aux personnes qui n’ont pas internet
Devant l’inertie des pouvoirs publics et de la justice, NPCB a décidé d’agir
pour faire respecter nos droits et montrer notre détermination à empêcher l’installation d’une méga-décharge.
Demain, lundi 17 novembre au matin à partir de 7H30, nous organisons un blocage de
tous les accès au site.
Nous vous demandons donc de venir nombreux nous rejoindre aux 3 points :
sur la route du Faouët à hauteur de la chapelle de St Guénin,
sur la route du Croisty à l’entrée de la route d’accès à Cohignac ,
sur la route du Croisty à l’entrée de la route d’accès aux Salles et Beg er Hoet.
Merci de mobiliser le plus grand nombre de personnes.