Monsieur Morvant a reçu dernièrement de la société GED, en
tant que maire de Plouray, un dossier intitulé:
"Conditions de remise en état final du site après exploitation de la plateforme environnementale"
Dans ce courrier, il lui était demandé de saisir le Conseil Municipal pour avis sur ce document.
Voici ci-dessous le croquis, que nous avons réalisé à partir des données de ce dossier, représentant le résultat final d'une des 17 alvéoles projetées:
pour plus de détails, vous pouvez consulter ci contre, dans la rubrique "Documents et Informations", la synthèse que nous avons réalisée et présentée lors de la réunion publique du 3 juillet
09.
On en parle peu au niveau national, c'est pourtant une vraie catastrophe pour la région de Saint
Cyprien dont il s'agit. 1000 vaches condamnées, 26 exploitations et 40 communes sous surveillance. Il n'est pas question d'un centre de stockage de déchets ménagers, ni d'un incinérateur
mais d'un centre dédié à "l'activité de broyage et
stockage de bois de récupération".
Un incendie s'y est déclenché le 22 août 2008, et après une phase active d'incendie qui n'a durée que quelques jours, le stock de bois s'est consumé jusqu'à début décembre 2008
"Les quantités d'eau importantes utilisées entrainent une forte mortalité piscicole sur les étangs de Veauchette à
proximité fin août 2008. Les pompiers ont alors changé de stratégie fin août pour tenter d'éteindre l'incendie en isolant le foyer du reste du stockage pour le laisser se consumer. Les opérations
d'isolement du foyer ont entrainé un mélange du stock avec la terre du site. Ce feu a duré jusqu'à début décembre 2008." "A ce jour, une
première modélisation a pu être réalisée, en prenant en compte la phase très active d'incendie qui n'a duré que quelques jours à compter du 22 août 2008. Concernant les analyses de sol, les
résultats issus de l'étude INERIS confirment un impact important en dioxines et furanes sur la parcelle 132, et mettent en évidence un impact notable au droit des parcelles proches du lieu de
l'incendie et un bruit de fond local élevé pour les parcelles se situant dans un périmètre plus éloigné (quelques kilomètres)"
L'entreprise Villers Services - dans son dossier de demande d'autorisation pour un CSDU à La
Fennecière - a bien montré que le danger numéro 1 (hors lixiviat et biogaz) pour un CSDU était l'incendie d'une alvéole de déchets ("Etude de dangers", page 78 à 173). Les représentants de l'entreprise Villers Services ont cependant certifiés
aux personnes qui sont allées les rencontrer à la ferme le MOLINEL, que les vaches pourraient continuer à brouter tranquillement, dès la bande des 200 m franchie, soit au moins sur la moitié de
la clairière de La Fennecière. Comme d'habitude, leurs promesses n'engagent que les personnes qui les écoutent!! Pour en revenir à Saint Cyprien, l'association ACCID espère que les prélèvements, analyses effectués sur
l'herbe et dans les différentes communes, exploitations se révèleront désormais négatifs afin que les éleveurs puissent recommencer à élever leurs bovins, comme avant.
L'opération d'abattage d'un millier de bovins de la Loire contaminés par une pollution au PCB (polychlorobiphényles) a débuté jeudi, a-t-on appris auprès de la Direction des services vétérinaires
(DSV).
Deux cent cinquante-sept bovins, appartenant à six exploitations du Forez, ont été transportés dans la nuit dans un abattoir de l'Ain pour y être euthanasiés en présence de deux vétérinaires,
puis incinérées par une entreprise d'équarrissage", a annoncé Didier Perre, directeur de la DSV de la Loire.
La vingtaine d'exploitations, dont une partie ou la totalité du troupeau va être abattue, seront indemnisées par l'Etat pour un montant évalué à deux millions d'euros.
Hier lors de la session du conseil général de la Loire, le nouveau préfet ligérien, Pierre Soubelet, a
annoncé que le décret permettant d'indemniser les éleveurs, suite à l'incendie de Saint-Cyprien, venait tout juste d'être publié.
Il s'agit bien là d'une première de dimension nationale, puisque ce décret que l'on appellera
désormaisle « décret Saint-Cyprien », s'appliquera, à
l'avenir, à tous les sinistres d'origine industrielle.
Car, s'il existait jusqu'à présent toute une panoplie administrative pour les sinistres d'origine sanitaire
(comme la vache folle par exemple), l'administration n'avait encore rien imaginé pour ce type de catastrophe qui pourrait avoir des impacts sur l'économie agricole. Avec cet incendie, le vide est
désormais comblé. Même si tout le monde se serait bien passé d'une telle catastrophe.
Pierre Soubelet n'a pas hésité à dire qu'il s'agissait « d'une première sans équivalent qui a nécessité
plusieurs mois de travail et de réunions interministérielles ».
Grâce à ce décret fraîchement publié, les éleveurs, mais également tous ceux qui auront été impactés par ce
dramatique incendie, vont pouvoir être indemnisés. Et là, ce sont des dizaines et des dizaines d'éleveurs qui risquent d'être concernés, même s'il faudra attendre encore quelques semaines pour
connaître les premiers résultats des analyses effectuées ces derniers mois pour avoir une première idée de l'ampleur de la pollution.
Avec la promulgation de ce décret, les abattages « massifs » vont donc pouvoir débuter dans la foulée. Dès
jeudi, les 250 premiers bovins seront euthanasiés. Au final, ce sont sans doute plusieurs milliers de bêtes qui pourraient alors être abattues. 23/06/2009
Située principalement dans un rayon de cinq kilomètres autour de la commune de Saint-Cyprien, cette contamination à des PCB "de type dioxine" (ou PBC DL pour "dioxin-like") serait liée à
l'incendie volontaire, en août 2008, d'un stock de 30.000 tonnes de déchets de bois de l'entreprise Vitale
Recyclage, qui s'est consumé pendant plusieurs mois. AP PCB à Saint-Cyprien : l'abattage des troupeaux débute aujourd'hui
Hier matin, les premiers bovins contaminés par les PCB ont quitté leurs exploitations respectives pour un dernier voyage.
Au total, 257 animaux sur le millier de bêtes contaminées ont été chargés dans de petites bétaillères par les éleveurs, avant d'être regroupés à Sury-le-Comtal chez un transporteur spécialisé.
C'est au beau milieu de la nuit, à 3 h 30 du matin, que les bovins sont montés dans un semi-remorque pour être acheminés chez un équarrisseur de l'Ain (Point à Viriat), où ils doivent être
abattus dans la journée à la demande de la préfecture de la Loire, puis incinérés et transformées en pâte qui servira de combustible aux cimenteries.
La nuit dernière, les responsables et techniciens des services de l'État (Services vétérinaires et Direction de l'Agriculture) ont fait le déplacement pour s'assurer du bon déroulement de ce
voyage. Une épreuve que redoutaient bien évidemment aussi les éleveurs, qui ont dû nourrir et soigner leurs cheptels condamnés, jusqu'à la dernière heure. Si jusque-là, un millier de bovins
avaient été mis sous séquestre, on apprenait hier que sur les 20 dernières analyses effectuées sur des animaux, une seule était non conforme, sur la commune de L'Hôpital-le-Grand.
Selon la préfecture de la Loire, un arrêté de mise sous séquestre a été pris immédiatement. Il s'agit de la 26e exploitation placée sous séquestre, interdisant à l'exploitant de commercialiser
tous les produits issus de son entreprise. En revanche, sur les 17 derniers prélèvements de végétaux, dans la diagonale de 50 km entre Arthun et Saint-Genest-Malifaux, tous étaient conformes.
Frédéric Paillas - Le progrès - 25/06/2009
Pollution au PCB de Saint-Cyprien : la préfecture rassure
« Il ne faut pas que le phénomène s'inscrive dans la durée » avancent les services de l'Etat. Les prélèvements se poursuivent dans une zone étendue à quarante communes. Premiers résultats dans
dix jours.
Pas de Tchernobyl à la ligérienne… C'est un message rassurant qu'ont voulu faire passer hier les services préfectoraux suite à l'annonce de l'extension du périmètre de sécurité autour de
Saint-Cyprien (de 2 à 5 km) découlant d'une pollution au PCB . Celle-ci avait été révélée après l'incendie de l'usine Vitale Recyclage en août 2008. Selon la préfecture, il y a eu pire et
notamment dans un cas similaire de contamination alimentaire au PCB, en 68 dans la ville japonaise de Yusho :« Les taux de toxicité étaient de 1 000 à 8 000 fois supérieurs » explique le
secrétaire général de la préfecture de la Loire, Patrick Ferin.
Si les conséquences de l'accident industriel de Saint-Cyprien en août 2008 sont prises très au sérieux par les services préfectoraux, il n'y a apparemment pas de raisons de s'inquiéter outre
mesure. Rappelons que quarante communes ont été mises sous surveillance depuis mardi sur une zone en forme de diagonale allant du Roannais au Pilat en passant par le Forez , l'Ondaine et le
bassin stéphanois . Les services vétérinaires ont entamé une série de prélèvements sur les cheptels concernés (troupeaux de bovins, porcs, volailles). Nous avons d'ailleurs pu constater sur
place, hier après-midi à Rivas, avec les services vétérinaires dirigés par Didier Peyre, que ces opérations de prélèvements se poursuivent par exemple sur l'exploitation laitière de Jean-Claude
Rochette. Ces opérations dureront sur une période de quatre mois. Les premiers résultats seront connus dans dix jours.
Selon le secrétaire général de la préfecture, les normes européennes vétérinaires sanitaires en matière de contamination au PCB sont « très basses ». Traduisez exigeantes. Il faut savoir que la
toxicité en dioxine s'évalue en dose calculée en picogramme.
« Pour les viandes, les normes sont de 4,5 picogrammes par gramme, le lait 6 picogrammes par gramme. On reste dans l'infinitésimal », résume Patrick Ferin. « Mais il ne faut pas laisser
s'installer le phénomène dans la durée » souligne le secrétaire général de la préfecture de la Loire. Si, dans l'immédiat, les risques de contamination sont très faibles, il faut intégrer la
notion de durée sur vingt ou trente ans. « Et là, actuellement, avec nos mesures de prévention, nous coupons cette durée », déclare le représentant de l'Etat.
D'où la décision de mise sous séquestre de 26 exploitations et l'abattage prévu de mille bovins. Pour le consommateur, tout cela se traduit par quelques précautions. Si pour les légumes il n'y a
aucune contamination racinaire, les végétaux doivent être lavés avant consommation. Quant aux produits de la basse-cour, ils sont interdits à la vente dans la zone concernée par cette
pollution.
On peut supposer que le dossier déposé lors de l'installation de cette entreprise était très beau et plein de bonnes
résolutions, mais une fois de plus, les dérives sont là ...
Si les bovins sont contaminés au point qu'on doive les abattre dans quel état sont les humains qui respiraient le même air qu'eux et consommaient les produits de leurs potagers ?
Nous vous rappelons que GDE est une filiale de Trafigura, société internationale appartenant à la famille Dauphin, voici donc,
une fois de plus, l'illustration dramatique de leurs méthodes de travail, à voir ICI.
Monsieur Christian Perron, maire de guéméné sur Scorff et conseiller général, a fait une intervention remarquable lors de la
session départementale cu Conseil Général en janvier dernier.
Vous pouvez en prendre connaissance ici NPCB l'en remercie vivement, en son nom et au nom de toute la population de la région.
Il s'agit là d'un centre d'enfouissement de déchets
ménagers mais la technique reste sensiblement la même et une fois de plus, on peut constater le silence qui règne en cas de problème.
Malgré des résultats d'analyses montrant la présence d'une substance très toxique, l'administration n'a lancé aucune alerte ! Et on continue à nous dire que nous n'avons rien à craindre !!
L'incendie s'est déclaré peu avant minuit, dans la nuit de lundi à mardi, dans un site de stockage de métaux légers sur la plateforme de Guy Dauphin
Environnement. Une société spécialisée dans la récupération et le recyclage _ notamment d'épaves de voitures _ basée sur la zone industrielle à Salaise-sur-Sanne.
Une poche de gaz
Étant donné que le sinistre s'est déclaré sur un site classé sensible, d'importants moyens en sapeurs-pompiers ont convergé sur les lieux. Toutes les casernes du secteur de Roussillon,
mais également de Vienne, ont été mobilisées. Une opération qui a duré plusieurs heures. Cependant, le sinistre a été rapidement maîtrisé sur ce site de stockage en plein air. Des
épaves empilées, prêtes à être démantelées, ont été éloignées du foyer afin d'éviter toute propagation. L'outil industriel n'a pas été touché. Également sur les lieux, les gendarmes de
la brigade de Roussillon n'ont constaté aucune intrusion sur le site. En effet, selon les premiers éléments, la formation d'une poche de gaz dans cet amas de 500 tonnes de métaux dits
légers (de très faible épaisseur) serait à l'origine du sinistre. Par un phénomène de combustion, un important stock est ainsi parti en fumée.
L'association AREU, basée à Rocquancourt, siège de la société GDE, vient de nous faire parvenir son "journal" de
riverain...
comme vous allez pouvoir le constater, ce n'est pas de tout repos d'avoir de tels voisins !! période 2002-2006 et période 2007-2008.
Au cours du reportage de France 3 diffusé au soir de la manifestation organisée par
les associations VIVRE et SAUVONS NOTRE FUTUR le 6 février 2009 à Salaise devant l'entreprise GDE, un responsable de la DRIRE a fait pour le moins des déclarations
surprenantes.
Le reportage donne à entendre que selon la direction de GDE, "les fumées seraient filtrées …des informations confirmées par la DRIRE ».
C'est un mensonge de plus. Nous affirmons que les
fumées ne sont pas filtrées.
Dans le montage diffusé, le responsable Environnement de la DRIRE dit textuellement : "On fait régulièrement des contrôles inopinés des rejets, c'est à dire qu'on envoie des organismes agréés
pour vérifier … nous n'avons pas identifié de non-conformité." Bien que membres de la commission d'information de cet établissement, les associations n'ont pas eu communication de
l'existence de tels contrôles inopinés. Jusqu'à la dernière réunion de cette commission, les seules mesures de rejets réalisées étaient commanditées par l'exploitant en application de l'arrêté
préfectoral de juin 2007 obtenu par les associations.
Nous sommes dans l'attente d'une réponse concrète de l'administration face aux non-réponses de GDE aux demandes de la préfecture par courrier du 30 octobre
2008.
Nous attendons que l'on nous dise où sont enfouis les résidus toxiques de l'activité, les associations demandent aussi depuis longtemps la traçabilité de la réelle dépollution des véhicules avant
broyage.
Enfin, nous sommes toujours dans l'attente de réponses à nos trois demandes essentielles, pourtant simples : que les rejets de GDE soient canalisés, traités, mesurés, comme n'importe quelle
installation émettant des rejets polluants.
VIVRE a calculé, sur la base des déclarations de mesures en auto surveillance de l'exploitant, que pour la seule année 2007, GDE Salaise a rejeté plus de 16 tonnes de COV, en sortie d'une
cheminée qui ne capte qu'une partie des rejets et sans parler bien sûr de tous les autres polluants émis et non mesurés.
Ces rejets toxiques reconnus par l’exploitant sont principalement des hydrocarbures dont le rejet à l'atmosphère est dû à la non dépollution des véhicules avant broyage, pourtant
obligatoire.
L'étude d'impact fournie par GDE pour obtenir l'autorisation d'exploiter prétendait pourtant que les seuls rejets seraient des poussières et précise :" les émissions gazeuses ne sont
pas retenues compte tenu de l'absence d'installations de combustion et de l'absence d'utilisation de produits organiques volatils".
Or, 16 tonnes de gaz toxiques rejetés par an, ça fait quand même beaucoup pour une installation censée n'émettre que des poussières !
Si, dans ces conditions, la DRIRE estime qu'"il n'y a pas de non-conformité",alors les habitants des communes environnantes n'ont plus qu'à tenir
fermées portes et fenêtres !
Encore et toujours GDE, c'est là, mais on ne peut
pas dire que cela illustre leur slogan "La renaissance de la matière" ce serait plutôt "Tous au cimetière"!!
Et les résultats des analyses en Normandie ici...
Quand les pouvoirs publics cesseront-ils enfin de laisser agir de tels opérateurs ?
Une nouvelle décharge sauvage découverte en Normandie ! c'estICI. pour une meilleure lecture, allez voir sur le site de l'OREEAT et cliquez sur les photos
d'articles...
Quelques chiffres pour faire un point :
notre pétition "papier" compte 8600 signatures
notre pétition "en ligne" 300
NPCB a 317 adhérents 19 communes sur les 21 que
compte la Communauté de Communes du Pays du Roi
Morvan ont délibéré contre le projet de mégadécharge. 3 ne se sont pas prononcées : Guiscriff,
Berné et Lanvénégen . la CCPRM aussi a dit NON ...